Chacune de ces décisions a été prise une fois, souvent dans les premiers mois d'exercice, sur les conseils de la banque ou de l'assureur du moment. Elles méritent d'être reprises ensemble, parce qu'elles interagissent.
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Exercer seul ou en société
Micro-BNC, déclaration contrôlée ou SEL
Jusqu'à 77 700 € de recettes, le régime micro-BNC applique un abattement de 34 % sans justificatif : simple, et rarement le plus avantageux dès que les charges réelles dépassent ce tiers. La déclaration contrôlée déduit les charges réelles, dont la prévoyance et la retraite facultatives. La société d'exercice libéral, elle, permet de piloter la rémunération et de constituer une trésorerie dans la structure, à un prix de formalisme réel. Depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération de l'activité libérale d'un associé de SEL relève de la catégorie des bénéfices non commerciaux, et non plus des traitements et salaires, ce que l'administration a précisé par rescrit publié au BOFiP : un changement qui modifie la déclaration, les charges déductibles et parfois l'intérêt même de la société.
Micro-BNC 34 %Déclaration contrôléeSEL
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La prévoyance, avant tout le reste
Le premier risque patrimonial d'un libéral
Un arrêt de travail de six mois coûte à un libéral bien plus que n'importe quelle erreur de placement. Le contrat souscrit au démarrage est rarement relu : délai de carence, définition de l'invalidité retenue, montant réellement versé, capital décès et rente pour le conjoint. Les cotisations d'un contrat de prévoyance de travailleur non salarié sont déductibles du bénéfice à hauteur de 3,75 % du bénéfice majorés de 7 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, dans la limite de 3 % de huit plafonds (art. 154 bis du CGI). La déduction est un avantage ; la couverture est le sujet.
Arrêt de travailInvaliditéCapital décès
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La retraite : mesurer l'écart, puis choisir l'enveloppe
Le PER, oui, mais après le calcul
Les régimes de base et complémentaire des libéraux laissent un taux de remplacement souvent très inférieur à celui d'un salarié à revenu comparable. La première étape est donc de le chiffrer, pas d'ouvrir un plan. Ensuite seulement vient l'enveloppe : le plan d'épargne retraite déduit les versements du bénéfice, dans les limites de l'article 154 bis, avec un intérêt d'autant plus fort que la tranche d'imposition est élevée aujourd'hui et faible à la retraite, et une sortie qui sera refiscalisée. L'assurance-vie, disponible à tout moment, fait parfois mieux. Voir préparer sa retraite.
Taux de remplacementPERAssurance-vie
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Rémunération, dividendes et trésorerie en SEL
Ce qui remonte, ce qui reste, ce qui est taxé
En société d'exercice libéral, la part des dividendes qui excède 10 % du capital social, des primes d'émission et des comptes courants d'associés est soumise aux cotisations sociales du travailleur non salarié (art. L. 131-6 du code de la sécurité sociale), en plus du prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. L'arbitrage entre rémunération et dividendes se calcule donc chaque année, et la trésorerie qui n'est pas distribuée peut être placée dans la société, avec les mêmes questions de frais et de liquidité que pour n'importe quel dirigeant.
DividendesCotisationsTrésorerie
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Le conjoint, et la sortie
Protéger l'un, préparer l'autre
Le régime matrimonial et la clause bénéficiaire des contrats décident de ce que reçoit le conjoint d'un libéral en cas de décès, bien avant les régimes obligatoires : les capitaux d'assurance-vie issus de primes versées avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I du CGI). À l'autre bout, la cession de la patientèle ou du cabinet est le moment où tout ce qui a été construit se réalise : la plus-value est totalement exonérée quand la valeur cédée n'excède pas 500 000 €, et partiellement jusqu'à 1 000 000 € (art. 238 quindecies du CGI), sous conditions de durée d'exercice. Voir le volet transmission.
Régime matrimonialClause bénéficiaireCession