Une clause bénéficiaire jamais relue
Elle a été rédigée à l'ouverture du contrat, parfois vingt ans plus tôt, souvent en cochant la formule standard proposée par l'établissement. Depuis, il y a eu un divorce, une naissance, un remariage, un décès. La clause, elle, n'a pas bougé. C'est probablement la vérification la plus rentable que l'on puisse faire en une heure.
Donner un bien plutôt qu'une quote-part
Donner l'appartement à l'un et le portefeuille à l'autre paraît équitable le jour de la donation. Dix ans plus tard, les deux n'ont plus la même valeur, et sans donation-partage la comparaison se fait au décès. L'égalité voulue par les parents devient l'inégalité subie par les enfants.
Oublier le régime matrimonial
C'est le socle, et c'est le plus négligé. Un changement de régime, l'ajout d'une clause de préciput ou d'un avantage matrimonial protège parfois mieux le conjoint survivant que n'importe quel montage. À l'inverse, un contrat d'assurance-vie alimenté par des fonds communs peut créer une créance de récompense au profit de la communauté que personne n'avait anticipée.