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Expertise 01 / 06

Placements financiers : ce que vous gagnez réellement

Assurance-vie, PEA, compte-titres, contrats luxembourgeois. On choisit l'enveloppe selon votre horizon et votre fiscalité, les supports ligne par ligne, et vous savez exactement ce que chaque brique vous coûte.

Assurance-vie PEA CTO ETF indexés

Le point de départ

Trois décisions,
dans cet ordre.

Placer, ce n'est pas choisir un produit. C'est trancher trois questions, dans un ordre qui compte. Pour quel horizon : ce que vous voulez faire de cet argent, et quand, détermine tout le reste. Dans quelle enveloppe : assurance-vie, PEA ou compte-titres ne sont pas des placements, ce sont des cadres fiscaux et juridiques aux règles très différentes. Sur quels supports, enfin, et à quel coût.

La plupart des épargnants que je rencontre ont fait l'inverse : on leur a vendu un support, dans l'enveloppe que l'établissement proposait, sans que la question de l'horizon soit posée. Le résultat est rarement mauvais, il est simplement rarement adapté, et presque toujours plus cher qu'il n'aurait dû l'être.

Cette page part donc du commencement : les enveloppes, ce qu'elles permettent, et dans quel ordre les remplir. Le coût réel vient ensuite, parce que c'est le seul paramètre certain de toute l'équation, et le plus souvent passé sous silence.

Les enveloppes

Quatre contenants,
quatre logiques.

Une enveloppe n'est ni performante ni contre-performante : elle est un cadre fiscal et juridique. Ce sont les supports à l'intérieur qui travaillent.

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L'assurance-vie

Souplesse et transmission

L'enveloppe la plus polyvalente : rachats possibles à tout moment, fiscalité qui s'améliore après huit ans, et un régime successoral propre qui en fait un outil de transmission autant que de placement. Points de vigilance : la qualité du fonds en euros, le nombre réel d'unités de compte accessibles, et surtout les frais de gestion sur unités de compte, qui varient du simple au double selon les contrats.

Rachats libresClause bénéficiaireFonds euros
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Le PEA

Le plus efficace, s'il est utilisé tôt

Plafonné à 150 000 euros de versements, réservé aux actions européennes, mais imbattable une fois les cinq ans passés : plus aucun impôt sur le revenu, seulement les prélèvements sociaux de 18,6 %. C'est l'enveloppe que je recommande d'ouvrir en premier, même avec un versement symbolique, parce que c'est la date d'ouverture qui fait courir le délai.

150 000 €Actions UE5 ans
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Le compte-titres

La liberté, sans le cadeau fiscal

Aucun plafond, aucune restriction géographique, accès aux ETF du monde entier, aux obligations en direct, aux produits structurés. En contrepartie, chaque gain est taxé au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis le 1er janvier 2026. C'est le complément logique une fois le PEA plein, pas un substitut.

Sans plafondMonde entierPFU 31,4 %
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Le contrat luxembourgeois

Pour les patrimoines importants

Même fiscalité qu'un contrat français pour un résident fiscal français, mais une protection des avoirs renforcée par le mécanisme du triangle de sécurité, et l'accès à des supports inaccessibles ailleurs. Le ticket d'entrée le réserve à des patrimoines conséquents. Il devient particulièrement pertinent en cas de mobilité internationale.

Triangle de sécuritéMulti-devisesMobilité

En un coup d'œil

Les trois enveloppes
côte à côte.

Ces trois enveloppes ne s'opposent pas, elles se combinent. La question n'est pas laquelle choisir, mais dans quel ordre les remplir et pour quel projet.

Assurance-viePEACompte-titres
Plafond de versementAucun150 000 €Aucun
Univers d'investissementSelon le contratActions de l'Union européenneSans restriction
Fiscalité des gainsAprès 8 ans : abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis 7,5 % jusqu'à 150 000 € de versements et 12,8 % au-delàAprès 5 ans : aucun impôt sur le revenu31,4 % à chaque cession en plus-value
Prélèvements sociaux17,2 %18,6 %18,6 % (compris dans les 31,4 %)
Retrait partielLibre à tout moment, sous réserve de la liquidité des supports détenusAvant 5 ans : clôture du planLibre à tout moment, sous réserve de la liquidité des supports détenus
TransmissionRégime successoral propre et avantageux, hors succession dans les limites légalesPlus-values latentes purgées au décès, sans prélèvements sociauxPlus-values latentes purgées au décès, sans prélèvements sociaux
Bon pourLa souplesse, la transmission, et l'accès aux bons fonds en eurosLes actions européennes de long termeCe que les deux autres n'acceptent pas

Taux en vigueur à la date de publication. Attention à une subtilité : les prélèvements sociaux sont passés de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026 sur les revenus du patrimoine, mais l'assurance-vie reste à 17,2 %. C'est un avantage supplémentaire du contrat, rarement mis en avant. Sur la liquidité, « libre à tout moment » vaut pour l'enveloppe, pas nécessairement pour ce qu'elle contient : des parts de SCPI, un fonds de capital-investissement ou un produit structuré peuvent demander des semaines à céder, ou n'être récupérables qu'à leur échéance. Ce tableau simplifie volontairement : votre situation personnelle peut modifier chacune de ces lignes.

Le support qu'on regarde mal

Tous les fonds en euros
ne se valent pas.

C'est le support que tout le monde détient et que presque personne n'examine. On le choisit sur le taux affiché en janvier, comme on choisirait un livret. Quatre critères comptent davantage.

Le taux servi une année ne dit presque rien

C'est pourtant le seul chiffre communiqué, et celui sur lequel se font la plupart des classements de janvier. Un assureur peut servir un taux flatteur une année en puisant dans ses réserves, sans que cela dise quoi que ce soit de sa capacité à le refaire. Ce qui compte est la régularité sur cinq à huit ans, et surtout ce qu'il reste dans les réserves après avoir servi ce taux.

La provision pour participation aux bénéfices

C'est l'indicateur que personne ne vous montre et qui prédit le mieux les rendements à venir. L'assureur met de côté une partie des bénéfices financiers pour lisser les taux futurs, et il dispose de huit ans pour les redistribuer. Exprimée en pourcentage de l'encours, cette réserve indique la marge de manœuvre réelle. Deux fonds ayant servi le même taux peuvent avoir des réserves du simple au triple, et donc des perspectives sans rapport.

La garantie porte-t-elle sur le capital brut ou net de frais ?

La différence paraît technique, elle ne l'est pas. Certains contrats garantissent votre capital brut de frais de gestion, d'autres seulement net. Dans le second cas, une année de rendement inférieur aux frais se traduit par une perte, sur un support pourtant présenté comme garanti. C'est une clause à lire avant de signer, pas après.

Les conditions d'accès et les bonus conditionnés

De nombreux contrats n'ouvrent leur fonds en euros qu'à condition d'investir une part minimale en unités de compte, ou promettent un bonus de rendement sous cette même condition. L'arbitrage est légitime, mais il doit être conscient : le surcroît de rendement annoncé sur le fonds en euros est parfois inférieur au risque pris sur la part en unités de compte qui le conditionne.

Le coût réel

Le seul paramètre
que vous maîtrisez.

L'enveloppe choisie et l'allocation retenue déterminent le potentiel. Les frais, eux, déterminent ce qu'il en restera. C'est la seule variable de l'équation qui soit certaine : ils sont prélevés que le marché monte ou qu'il baisse, chaque année, et ils composent exactement comme les intérêts mais en sens inverse.

Le problème n'est pas qu'ils existent, c'est qu'ils sont rarement présentés ensemble. Droits d'entrée, frais de gestion du contrat, frais internes des supports, frais d'arbitrage, droits de garde et frais de courtage sur un compte-titres, parfois une commission de surperformance. Chacun paraît modeste isolément. Additionnés, ils forment le seul chiffre qui compte, et c'est celui que l'on ne vous montre pas.

Les repères

Ce que coûte
une assurance-vie moyenne.

Les chiffres ci-dessous concernent l'assurance-vie uniquement, dont les frais sont les mieux documentés du marché. Un compte-titres obéit à une autre logique : pas de frais d'enveloppe annuels chez la plupart des courtiers en ligne, mais des droits de garde et des frais de courtage à chaque opération chez les acteurs traditionnels. Le PEA, lui, se situe entre les deux selon l'établissement.

0,88 % Frais annuels moyens d'un contrat d'assurance-vie en unités de compte, prélevés par l'assureur. France Assureurs · 2025
1,60 % Frais internes moyens des fonds proposés en unités de compte, prélevés en plus, à l'intérieur du support. France Assureurs · 2025
≈ 2,5 % Total réellement supporté chaque année par l'épargnant, avant même toute performance. Somme des deux
0,20 % Frais courants d'un ETF indiciel large, à comparer aux 1,60 % ci-dessus. Ordre de grandeur

Ces chiffres sont ceux publiés par France Assureurs en mai 2026 pour l'exercice 2025. Autant être direct : je ne prétends pas diviser cette facture par dix. Certaines de mes allocations comportent des supports dont les frais se situent dans ces ordres de grandeur, parce qu'ils apportent quelque chose qu'un fonds indiciel ne sait pas faire. Ce sur quoi je m'engage est différent, et plus vérifiable : vous montrer chaque ligne, et vous dire pour quoi vous payez.

La démonstration

Un point et demi de frais,
sur vingt ans.

Prenons 100 000 euros placés pendant vingt ans, sur des supports qui délivrent 5 % bruts par an. Seule la couche de frais change entre les deux colonnes. L'allocation, le risque et le marché sont identiques.

Contrat au coût moyen du marché 164 500 € 2,5 % de frais annuels, soit 2,5 % nets de rendement
Contrat à frais réduits 219 100 € 1,0 % de frais annuels, soit 4,0 % nets de rendement

Exemple illustratif, hors fiscalité et hors versements complémentaires, calculé sur un rendement brut constant de 5 % qui ne préjuge d'aucune performance réelle. L'écart de 54 600 euros ne provient d'aucune surperformance : uniquement de la couche de frais. Tout investissement en unités de compte comporte un risque de perte en capital.

La vraie question

Payer, oui.
Mais payer pour quoi ?

L'argument avancé pour justifier les frais d'un fonds est la gestion active : un gérant sélectionnerait les bonnes valeurs et battrait le marché. Sur ce terrain précis, les données publiques sont sévères.

Les études SPIVA, publiées chaque année par S&P Dow Jones Indices, comparent la performance des fonds gérés activement à celle de leur indice de référence. Sur dix ans, selon les catégories et les périodes observées, entre 80 et 95 % des fonds actions font moins bien que leur indice une fois les frais déduits. Et les rares gérants qui surperforment sur une période ne sont généralement pas les mêmes sur la suivante.

La conclusion est claire pour un fonds actions classique : si son ambition est de battre un grand indice très suivi et qu'un fonds indiciel réplique ce même indice pour dix fois moins cher, la surfacturation est difficile à défendre. Ma règle est donc simple : dès qu'un fonds indiciel existe et fait le travail, je le retiens.

Mais tous les supports ne jouent pas sur ce terrain, et c'est là que le raisonnement de SPIVA s'arrête. Un fonds de performance absolue ne cherche pas à battre un indice actions : il cherche à délivrer un résultat quelle que soit la direction du marché, et à se comporter différemment du reste de votre portefeuille au moment précis où tout baisse ensemble. Le mesurer à l'aune du CAC 40 ou du MSCI World n'a pas de sens. Il en va de même pour certaines classes d'actifs qu'aucun fonds indiciel ne réplique correctement.

Autrement dit, la question n'est pas de payer peu, elle est de savoir ce que l'on achète. Payer 1,5 % pour espérer battre un indice que l'on peut acheter à 0,20 % est une mauvaise affaire. Payer le même prix pour une exposition qu'aucun indice ne procure est une décision d'allocation, et elle se discute sur ses mérites.

C'est pour cela que mes allocations ne se résument pas à un empilement d'indices à bas coût, et que leur coût moyen n'est pas toujours très éloigné de celui du marché. La différence tient à ceci : chaque ligne plus chère que l'indice est là pour une raison que je vous expose, et vous décidez en connaissance de cause si cette raison vaut son prix.

Ce que je vois souvent

Cinq habitudes
qui coûtent cher.

Les droits d'entrée que l'on croit négociables une fois pour toutes

Un droit d'entrée de 3 ou 4 % sur chaque versement est présenté comme un coût unique, donc indolore. Sur un contrat alimenté régulièrement pendant vingt ans, il est prélevé à chaque versement : c'est une ponction récurrente, pas un frais d'entrée. De nombreux contrats les affichent aujourd'hui à 0 %. Payer 3 % à l'entrée revient à commencer chaque versement avec un retard qu'il faudra plusieurs années à combler.

Le mandat de gestion opaque

Confier la gestion n'est pas un problème en soi. Ne pas savoir ce que l'on paie pour cela en est un. Un mandat facture des frais de gestion qui s'ajoutent à ceux du contrat et à ceux des supports, et se solde souvent par une allocation qu'un portefeuille de trois ou quatre fonds indiciels aurait reproduite pour une fraction du coût. Je ne suis pas contre les mandats. Je suis contre les mandats dont on ignore le prix.

Le fonds en euros comme placement unique

Sa garantie en capital est réelle et rassurante, et un bon fonds en euros a toute sa place dans une allocation, y compris pour un profil dynamique. Mais sur vingt ans, un capital intégralement placé en fonds en euros perd du pouvoir d'achat dès que l'inflation dépasse son rendement. La question n'est pas d'en sortir, elle est de déterminer quelle part de votre patrimoine a réellement besoin d'être garantie à court terme, et de vérifier que le fonds retenu est un bon fonds.

Souscrire là où l'on a son compte courant

C'est le réflexe le plus naturel et le plus coûteux. Le contrat proposé par votre banque n'est pas mauvais parce qu'il est bancaire, il est simplement le seul qui vous ait été présenté. Comparer trois contrats sur leurs frais réels prend une heure et se traduit par des milliers d'euros sur la durée.

Souscrire sans se demander avec quel argent

C'est l'angle mort le plus fréquent, et le plus lourd de conséquences. Un contrat d'assurance-vie alimenté par des fonds communs alors qu'il est souscrit par un seul époux peut créer une créance de récompense au profit de la communauté, découverte au divorce ou au décès. À l'inverse, un contrat alimenté par des fonds propres sans clause de remploi voit ces fonds se fondre dans la communauté. Cela se règle par une mention dans l'acte de souscription, à condition d'y avoir pensé au bon moment. C'est un réflexe de notaire, pas de distributeur.

Laisser une clause bénéficiaire vieillir toute seule

Elle a été rédigée à l'ouverture, souvent en cochant la formule standard, parfois quinze ans plus tôt. Depuis, il y a eu un divorce, une naissance, un remariage, un décès. La clause, elle, n'a pas bougé. Une clause mal rédigée peut faire perdre l'essentiel de l'avantage successoral du contrat, ou attribuer un capital à une personne que vous n'auriez plus désignée. C'est la vérification la plus rentable que l'on puisse faire en une heure, et le prolongement naturel du travail sur la transmission.

Le déroulé

Comment on construit
une allocation.

01

L'audit de l'existant

Inventaire de vos contrats actuels, décomposition de tous les frais supportés, analyse des supports réellement détenus. Beaucoup de clients découvrent à cette étape ce qu'ils paient.

02

Le profil et l'horizon

Questionnaire réglementaire de connaissance et d'expérience, capacité de perte réelle, échéances de vos projets. C'est l'horizon qui détermine l'allocation, pas l'inverse.

03

L'allocation cible

Répartition entre classes d'actifs, choix des enveloppes et ordre de remplissage, sélection des supports ligne par ligne avec leurs frais affichés en face.

04

Le suivi

Point annuel, arbitrages si votre situation change, et rééquilibrage quand l'allocation dérive. Aucun mouvement n'est déclenché sans votre accord.

Aucune de ces étapes ne comporte de promesse de rendement. Tout investissement en unités de compte comporte un risque de perte en capital, supporté par le souscripteur. Pour aller plus loin, vous pouvez lire mon décryptage des frais de l'assurance-vie, ma comparaison entre CTO, PEA et assurance-vie, ou tester la projection de capital avec le simulateur d'épargne.

Questions fréquentes

Les réponses,
en clair.

Vaut-il mieux un PEA ou une assurance-vie ?

Les deux, dans cet ordre si votre horizon est long. Le PEA offre la meilleure fiscalité une fois les cinq ans passés, mais il est plafonné à 150 000 euros de versements et limité aux actions européennes. L'assurance-vie n'a pas de plafond, accepte tous les supports et prépare la transmission. La bonne question n'est pas de choisir, mais de savoir dans quel ordre les remplir et pour quels projets.

Combien coûtent réellement les frais d'une assurance-vie ?

Selon France Assureurs, un contrat en unités de compte a supporté en moyenne 0,88 % de frais de contrat en 2025, auxquels s'ajoutent 1,60 % de frais internes aux fonds, soit près de 2,5 % par an. À cela peuvent s'ajouter des droits d'entrée sur chaque versement et, le cas échéant, des frais de mandat. C'est le total qui compte, et c'est lui que je décompose en euros lors de l'audit.

Faut-il privilégier les ETF ou les fonds gérés ?

Ma règle est de retenir le fonds indiciel dès qu'il existe et qu'il fait le travail : les études SPIVA de S&P Dow Jones Indices montrent que sur dix ans, la grande majorité des fonds actions gérés activement font moins bien que leur indice une fois les frais déduits. Payer davantage pour espérer battre un indice que l'on peut acheter à 0,20 % est rarement défendable. Il existe cependant des supports qui ne jouent pas sur ce terrain : un fonds de performance absolue cherche un résultat quelle que soit la direction du marché, et à se comporter différemment du reste du portefeuille quand tout baisse ensemble. Le comparer à un indice actions n'aurait aucun sens. Mes allocations combinent donc les deux, et le coût de chaque ligne vous est présenté avec la raison qui la justifie.

Avec quel argent faut-il souscrire quand on est marié ?

C'est une question de régime matrimonial, et elle est souvent oubliée. Un contrat souscrit par un seul époux mais alimenté par des fonds communs peut générer une créance de récompense au profit de la communauté, qui ressortira au divorce ou au décès. À l'inverse, des fonds propres investis sans clause de remploi perdent leur qualification. Une simple mention dans l'acte de souscription règle la question, encore faut-il y penser au moment de signer.

Puis-je transférer un contrat existant sans tout perdre ?

Cela dépend. Un PEA se transfère d'un établissement à un autre en conservant son antériorité fiscale, ce qui est essentiel. Une assurance-vie ne se transfère pas d'un assureur à un autre, mais peut parfois être transformée en interne vers un contrat plus récent en conservant l'antériorité. Un rachat pour souscrire ailleurs remet le compteur à zéro : c'est un arbitrage à chiffrer avant d'agir.

Quelle part de mon patrimoine placer en unités de compte ?

Celle dont vous n'avez pas besoin à court terme et dont une baisse temporaire ne vous empêcherait pas de dormir. Ce n'est pas une formule : la capacité à supporter une perte se mesure objectivement, à partir de vos revenus, de votre épargne de précaution et de vos échéances. Le questionnaire réglementaire sert exactement à cela, et il est fait avant toute recommandation.

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