L'audit
Quatre questions
sur ce que vous possédez.
Cet inventaire prend une à deux heures et ne suppose aucun engagement. Il produit des chiffres, pas des impressions.
Ce que le bien coûte réellement
On additionne tout : mensualité de prêt et intérêts restant à courir, assurance emprunteur, taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, assurance propriétaire non occupant, frais de gestion et de garantie loyers impayés, provision pour travaux, et le coût de la vacance entre deux locataires. Ce total, rapporté au loyer encaissé, donne l'effort d'épargne réel. Beaucoup de propriétaires découvrent à ce moment qu'ils financent leur bien de leur poche chaque mois, ce qui n'est pas un problème en soi mais doit être une décision, pas une surprise.
Ce qu'il rapporte réellement
La rentabilité brute, celle qu'affichent les annonces, se calcule en divisant le loyer annuel par le prix d'achat. Elle ne veut pas dire grand-chose. La rentabilité nette déduit les charges, la nette-nette déduit l'impôt et les prélèvements sociaux, qui s'élèvent à 17,2 % sur les revenus fonciers d'une location nue et à 18,6 % sur les bénéfices industriels et commerciaux d'une location meublée. Selon votre tranche marginale, un même bien peut afficher une rentabilité nette-nette du simple au double d'un contribuable à l'autre. C'est cette dernière qu'on compare aux autres placements, jamais la première.
Le régime fiscal appliqué, et celui qui serait possible
C'est le levier le plus rentable, parce qu'il ne coûte rien à actionner. Location nue au micro-foncier ou au réel, location meublée au micro-BIC ou au réel avec amortissement : le même bien, le même loyer, peuvent produire un résultat imposable très différent. Le passage du nu au meublé, quand il est possible juridiquement et cohérent avec le marché locatif local, transforme souvent l'équation.
Ce qui se passera à la transmission
C'est la question qu'on ne pose presque jamais, et celle qui crée le plus de difficultés. Vos héritiers recevront un bien qu'ils devront se partager, souvent en indivision, alors qu'ils n'ont pas les mêmes projets ni les mêmes moyens. Les droits de succession, eux, sont exigibles rapidement, sur un actif qui ne se vend ni vite ni au prix souhaité. Un patrimoine essentiellement immobilier peut ainsi contraindre une famille à vendre dans l'urgence. Cela s'anticipe : société civile, démembrement, calendrier de donations, ou simplement liquidités prévues ailleurs pour absorber les droits. C'est le sujet que je traite dans le volet transmission, et il se prépare bien avant qu'il ne se pose.