Je les présente ici du plus prudent au plus risqué. Cet ordre compte davantage que le taux affiché de réduction.
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Le plan d'épargne retraite
La déduction, pas la réduction
Les versements se déduisent du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus professionnels de l'année précédente, ces revenus étant retenus à hauteur de huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. L'économie est donc proportionnelle à votre tranche marginale, et tout se joue là : à 41 %, l'opération est souvent très intéressante ; à 30 %, elle se décide au cas par cas, selon l'âge, l'horizon de sortie, les revenus attendus à la retraite et l'objectif poursuivi ; à 11 %, elle est très rarement adaptée. C'est un dispositif que je vois trop souvent conseillé à tort. Les sommes sont bloquées jusqu'à la retraite, hors cas de déblocage anticipé, et surtout la sortie est refiscalisée : beaucoup de détenteurs découvrent après coup qu'ils ne peuvent pas récupérer leur capital sans rendre une part importante de l'avantage obtenu. Je le propose donc rarement, et jamais sans avoir chiffré la sortie autant que l'entrée.
DéductionTranche marginaleRefiscalisation à la sortie
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Le déficit foncier
Pour ceux qui sont déjà bailleurs
Les travaux de rénovation d'un bien loué nu se déduisent des revenus fonciers, l'excédent s'imputant sur le revenu global jusqu'à 10 700 euros par an, plafond porté à 21 400 euros lorsque les travaux font sortir le logement d'un diagnostic de performance énergétique classé E, F ou G, pour des dépenses payées jusqu'au 31 décembre 2027. Le bien doit rester loué jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant l'imputation. Il n'entre pas dans le plafonnement global des niches, ce qui le rend précieux pour les contribuables déjà fortement optimisés. Il suppose évidemment de détenir ou d'acquérir un bien à rénover, et l'opération immobilière doit se justifier indépendamment.
Hors plafond nichesTravauxReport
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Les groupements forestiers
Réduction et transmission
L'investissement dans un groupement forestier ouvre droit à une réduction d'impôt et bénéficie surtout d'une exonération de 75 % de la valeur des parts lors d'une transmission, sous conditions de conservation. Les parts restent en outre hors de l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière tant que votre participation demeure inférieure à 10 % du groupement, ce qui est le cas dans ces véhicules collectifs : l'argument compte pour un redevable déjà taxé à l'IFI. L'actif est réel et décorrélé des marchés financiers, mais très peu liquide, et la revente des parts peut prendre du temps. C'est un outil de transmission autant que de défiscalisation.
Exonération 75 %Hors IFIPeu liquide
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Le Girardin industriel
Celui que je ne conseille pas
Vous financez du matériel productif outre-mer et obtenez une réduction d'impôt supérieure à votre versement, l'année suivante, sans espoir de récupérer le capital : le gain est la différence. Je ne le conseille pas, et je préfère le dire avant qu'on vous le propose ailleurs. Le rendement affiché repose entièrement sur le respect des conditions d'exploitation pendant cinq ans par un exploitant que vous ne rencontrerez jamais, et en cas de défaillance c'est vous, et non le monteur, à qui l'administration réclame la réduction reprise. Ce risque de requalification ne se couvre pas par la diversification, et il ne se rattrape pas. Si vous décidez malgré tout d'y aller, l'ancienneté du monteur et l'existence d'une véritable garantie de bonne fin comptent infiniment plus que le taux annoncé.
One-shotRisque de repriseNon recommandé