Le simulateur répond à une question précise, et à une seule : combien mettre de côté chaque mois. Quatre choses restent en dehors du cadre.
Un rendement régulier, ça n'existe pas
Le simulateur suppose un rendement constant, des versements sans interruption et des projets qui ne changent pas. Dans la vraie vie, les marchés montent et descendent, les revenus varient, et un projet en remplace un autre. Refaites le calcul chaque année : c'est un cap, pas un rail.
Le rendement dépend du risque que vous acceptez
Un rendement de 5 % par an ne s'obtient pas sur un livret. Il suppose des placements qui peuvent baisser, parfois fortement, et il n'est jamais garanti. Autre point que le simulateur ignore : plus l'échéance est proche, moins vous pouvez vous permettre de risque. Un apport à trois ans et une retraite à vingt-cinq ans ne se placent pas de la même façon.
Ni frais de contrat, ni impôt de sortie
Le rendement que vous saisissez est censé être net de frais et d'impôts. C'est une simplification commode. Dans la réalité, les frais dépendent du contrat et l'impôt dépend de l'enveloppe et de la date de sortie. Deux placements qui affichent le même rendement brut ne laissent pas la même chose dans votre poche.
L'emprunt n'est pas dans le calcul
Pour une maison, une voiture ou un bateau, une partie du prix se finance souvent à crédit. Ici, vous saisissez seulement ce que vous voulez avoir de côté à la date voulue, par exemple l'apport. Le plan de financement, lui, répond à d'autres règles : capacité de remboursement, assurance emprunteur, durée.