Finance Nomade Conseil en gestion de patrimoine

Simulateur dirigeant

SAS ou SARL : quel statut prépare le mieux votre retraite ?

Finance Nomade, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGP) à Crest (Drôme), met ici le simulateur de ses rendez-vous à votre disposition. Le même budget, sorti de votre société pour vous payer, ne laisse pas le même net selon qu'il passe par un président de SAS ou par un gérant majoritaire de SARL. Il ne prépare pas non plus la même retraite. Saisissez votre âge, votre budget et la part que vous vous versez en rémunération plutôt qu'en dividendes : la page chiffre l'écart, puis le projette jusqu'à votre départ.

Simulateur Barèmes 2026 SAS ou SARL Rémunération ou dividendes

Le principe

Le statut ne change pas votre métier.
Il change votre net et votre retraite.

Tout part du statut social du dirigeant. Quatre points suffisent pour comprendre ce que le simulateur mesure, et ce qu'il laisse de côté.

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Assimilé salarié ou non salarié

Deux régimes, deux logiques

Une SAS (société par actions simplifiée) et une SARL (société à responsabilité limitée) sont les deux formes de société les plus courantes. Le président de SAS est assimilé salarié : il cotise au régime général, comme un salarié, mais sans assurance chômage. Le gérant majoritaire de SARL, celui qui en possède plus de la moitié, est travailleur non salarié (TNS) : il cotise au régime des indépendants, avec des taux plus bas. Une SASU est une SAS à un seul associé, une EURL une SARL à un seul associé.

Régime généralRégime des indépendants
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Des charges sociales très différentes

À budget identique

Pour le même argent sorti de la société, les charges sociales pèsent bien plus lourd en SAS. Elles prennent environ 43 % du budget, quel que soit le montant : sur 100 000 €, il en part 42 800 €, contre 30 900 € en SARL. Rapportées au salaire, c'est près de 60 % du brut, dont 39 % de charges patronales et 21 % de charges salariales, ou près de 75 % du net versé. En SARL, la rémunération brute est le budget entier. Les charges culminent à 32 % vers 65 000 €, soit 48 % de la rémunération nette, puis reculent jusqu'à 24 % à 500 000 €, soit 31 % du net. Le régime des indépendants s'aplatit là où le régime général reste proportionnel. À budget égal, le net dans votre poche change donc avec la forme de la société, avant même l'impôt sur le revenu.

Net dans la pocheImpôt sur le revenu
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Ce que vous cotisez, vous le retrouvez

En partie seulement

Des cotisations plus élevées achètent des droits plus élevés, mais pas au même prix. En rémunération pure, au-delà de 75 000 € de budget environ, la SAS prépare une pension plus forte et la SARL laisse plus de net : tout se joue sur ce que vous faites de cet écart. En dessous, le gérant de SARL acquiert autant de pension, parfois un peu plus, pour moins de charges. Et dès qu'une part du budget passe en dividendes, la pension recule des deux côtés.

Pension acquiseCapital placé
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Les à-côtés qui pèsent sur le net

Prévoyance, mutuelle, chômage

Le simulateur compte les cotisations obligatoires, rien d'autre. Or le gérant de SARL n'est pas assuré contre l'accident du travail. S'il tombe malade, ses indemnités sont plafonnées. S'il devient invalide, sa rente est modeste. Il lui faut donc une assurance privée, qu'on appelle prévoyance, et une complémentaire santé, la mutuelle. Les deux se déduisent de son revenu imposable grâce à la loi Madelin : comptez quelques milliers d'euros par an selon l'âge et les garanties. Le président de SAS, lui, a le plus souvent une prévoyance cadre, obligatoire dès lors que la société lui applique une convention collective qui le classe cadre, et une mutuelle d'entreprise, payées par la société : ses cotisations montent alors à près de 80 % de son net. Ni l'un ni l'autre n'a l'assurance chômage. À garanties égales, l'écart de net entre les deux statuts se resserre de quelques milliers d'euros, sans disparaître.

Prévoyance MadelinMutuelleAssurance chômage

Simulateur

Votre écart SAS ou SARL,
en trente secondes.

Réglez votre âge, votre statut, le budget que votre société consacre à vous payer, et la part de ce budget que vous vous versez en rémunération plutôt qu'en dividendes. Les autres réglages ont une valeur par défaut raisonnable. Chaque chiffre est calculé par le moteur du cabinet, celui qui sert en rendez-vous, avec les barèmes 2026.

Votre statut actuel
10 000 € 500 000 €
Tout ce que la société dépense pour vous payer dans l'année : votre salaire, les cotisations qu'elle paie en plus, et vos dividendes.
100 % en rémunération
100 000 €
0 % en dividendes
0 €
Faites glisser la jauge. Ce que vous ne prenez pas en rémunération, vous le prenez en dividendes : la société paie d'abord son impôt sur le bénéfice, puis vous reverse le reste parce que vous en êtes le propriétaire. En SAS, les dividendes n'ouvrent aucun droit à la retraite ; en SARL, seule la part soumise aux cotisations du gérant en ouvre.
Gain annuel supposé, net de frais et d'impôts, le même chaque année. Une hypothèse, pas une promesse : aucun rendement n'est garanti, et vous pouvez perdre une partie de l'argent placé.
Votre situation : SAS / SASU
48 073 €par an
Net dans la poche, après charges sociales et impôt sur le revenu, pour un budget de 100 000 € confié à un président assimilé salarié.

SARL : plus de net mais moins de retraite

Vous gagneriez 8 717 € nets par an à budget identique. Vous y perdriez 3 648 € de pension annuelle à 67 ans. La vraie question : que devient cet écart de net chaque année ?

À budget identique 100 000 € par an, célibataire sans enfant, 100 % en rémunération

SAS / SASU (votre situation)SARL / EURL
Argent sorti par la société pour vous payer100 000 €100 000 €
Cotisations sociales, part du dirigeant et part de la société− 42 834 €− 30 859 €
Rémunération nette avant impôt57 166 €69 141 €
Impôt sur le revenu, barème− 9 093 €− 12 351 €
Net dans la poche48 073 €56 790 €
Part du budget qui vous revient48,1 %56,8 %
Part du budget qui part en charges sociales42,8 %30,9 %

Projection sur 32 ans jusqu'à 67 ans, budget supposé identique chaque année

+ 278 944 €Écart de net cumulé en SARL, sans placement8 717 € par an
+ 656 380 €Capital constitué si l'écart est placé à 5 % chaque annéeHypothèse non garantie, risque de perte en capital
1 370 688 €Charges sociales cumulées en SAS, contre 987 488 € en SARLUne partie achète de la retraite

Ce que chaque statut prépare comme retraite

SAS / SASUSARL / EURL
Versé chaque année pour votre retraite, base et complémentaire18 185 €15 028 €
Retraite annuelle gagnée par une seule année de cotisation1 061 €947 €
Pension annuelle estimée à 67 ans, après 32 années de cotisation33 952 €30 304 €
Écart de pension, en faveur de la SAS3 648 € par an, à vie, en euros constants
Le vrai choix : le capital contre la pension

Pour vous verser vous-même l'écart de pension de 3 648 € par an pendant 20 ans, avec un capital placé à 5 %, il faudrait avoir 45 462 € de côté à 67 ans.

L'écart de net en SARL, placé à 5 % chaque année, constitue 656 380 € à la même date : soit 14,4 fois le capital nécessaire, ou 52 670 € par an pendant 20 ans.

Sur ces hypothèses, l'écart de net de la SARL finance seul la retraite que la SAS promet, et il reste 610 918 € de capital, disponible et transmissible. À une condition : placer cet écart chaque année, sans faillir, pendant 32 ans.

Simulation indicative, barèmes sociaux et fiscaux 2026 (plafond annuel de la Sécurité sociale 48 060 €), calculée par le moteur du cabinet, celui des rendez-vous, contrôlé contre les simulateurs mon-entreprise de l'Urssaf. Profil retenu : aucun autre revenu dans le foyer, sans prévoyance ni mutuelle, accident du travail au taux net moyen national 2026 de 2,08 % en SAS. La part du budget qui n'est pas versée en rémunération est distribuée en dividendes, après un impôt sur les sociétés au taux réduit puis au taux normal, et supporte le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux ; sur la part de dividendes cotisée du gérant, les 18,6 % sont remplacés par ses cotisations. Pour le gérant majoritaire, la fraction de dividendes qui dépasse 10 % du capital social supporte en plus ses cotisations : le capital est supposé de 10 000 €, compte courant et primes d'émission nuls. Sans rémunération, le gérant majoritaire doit tout de même les cotisations minimales : à 0 %, sa rémunération nette ressort négative. Pension acquise par année de cotisation : la retraite de base vaut la moitié du revenu retenu, dans la limite du plafond, pour les 43 ans de carrière exigés des personnes nées à partir de 1966, plus la retraite complémentaire achetée sous forme de points, Agirc-Arrco ou indépendants, aux valeurs 2026 ; les dividendes n'en créent aucun en SAS. Pensions en euros d'aujourd'hui, budget et barèmes supposés identiques jusqu'au départ. Capital : écart de net placé chaque fin d'année, au rendement choisi, net de frais et d'impôts, supposé constant ; ce rendement n'est pas garanti et le capital peut perdre de la valeur. Les règles sociales et fiscales retenues sont celles en vigueur en 2026 ; elles changeront d'ici votre départ, dans un sens que personne ne connaît. Le budget saisi est arrondi au pas de 2 000 € de la grille. Ni conseil personnalisé ni recommandation : chaque situation appelle une étude individuelle.

La troisième voie

Se payer juste,
garder le reste.

Le simulateur compare deux statuts qui sortent tout le budget, en rémunération ou en dividendes. Il existe une autre façon de faire : vous verser une rémunération qui couvre votre vie et vos droits, et laisser le reste dans la société. Jusqu'à environ 65 000 € sortis de la société pour un gérant majoritaire, chaque euro de cotisation vous achète quelque chose : de la retraite de base, un revenu si vous tombez malade, une protection si vous devenez invalide. Au-dessus de ce seuil, que la Sécurité sociale appelle son plafond, un euro de cotisation en plus n'achète plus que des points de retraite complémentaire ; la maladie, les allocations familiales et la CSG ne créent aucun droit.

L'argent gardé a déjà payé l'impôt sur les sociétés : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice pour une petite société détenue par des personnes physiques, 25 % au-delà. Puis il se place, sur un contrat de capitalisation par exemple, une sorte d'assurance-vie pour les sociétés. La société paie chaque année l'impôt sur les sociétés sur les produits de ce placement, calculés de façon forfaitaire pour un contrat de capitalisation, puis régularisés au rachat. Mais pas de cotisations sociales, et pas de prélèvement forfaitaire tant que rien n'est distribué. L'argent reste disponible pour l'entreprise, et le jour où vous donnez ou vendez la société, il part avec elle. L'article sur la rémunération du dirigeant chiffre ce que vaut cette trésorerie gardée sur dix ans, selon la forme de la société.

Cela a un prix. Ce capital ne crée aucun droit : pas de pension, pas de couverture, d'où la prévoyance évoquée plus haut. Et il sera taxé le jour où il sort, en dividendes ou à la vente de la société. C'est un capital à la place d'une pension, pas une pension de plus. Le bon niveau de rémunération et le bon véhicule se calculent dossier par dossier, avec votre expert-comptable : c'est l'un des sujets de la page consacrée aux dirigeants.

Mon avis. C'est souvent la voie que je privilégie, quand la rémunération couvre déjà le train de vie et les droits, et quand la société n'a pas besoin de cette trésorerie. Le reste bâtit votre propre retraite par capitalisation, à côté du régime de base, un peu comme le deuxième pilier suisse, à une différence près : ce capital reste dans la société, exposé à ses dettes, sans rendement garanti. Rien de magique : la société paie son impôt chaque année, et le vôtre est seulement reporté au jour où vous sortez vraiment de l'argent. À l'inverse, un bien loué nu en direct est imposé chaque année au barème et aux prélèvements sociaux, même quand les loyers remboursent le capital du crédit. Avec plusieurs associés ou plusieurs activités, on passe par une société holding, une société mère qui détient les autres. C'est ce que je construis avec mes clients dirigeants.

La méthode

Le capital
contre la pension.

Un statut vous laisse plus de net chaque année, l'autre vous fait acquérir plus de pension. Ce sont deux choses différentes : on ne peut pas les comparer telles quelles. Le simulateur les ramène donc toutes les deux à la même mesure, une somme d'argent au jour de votre départ en retraite.

Le net en plus, d'abord. Il ne compte que si vous le placez : dépensé, il ne prépare rien. Le simulateur suppose donc que vous mettez cet écart de côté chaque année, au rendement que vous avez choisi, jusqu'au départ. Cela donne un premier montant : le capital que vous auriez.

La pension en plus, ensuite. Elle ne tombe qu'une fois à la retraite, mais elle tombe chaque année. Le simulateur calcule donc la somme qu'il faudrait avoir de côté le jour du départ pour se verser cette pension pendant toute la durée de retraite retenue, au même rendement. C'est le second montant : le capital qu'il faudrait.

Il ne reste qu'à comparer les deux. Si le capital que vous auriez dépasse celui qu'il faudrait, le statut qui laisse plus de net gagne aussi sur la retraite. Sinon, c'est l'autre qui garde l'avantage, et le simulateur dit combien il manque.

Un exemple en chiffres ronds : 8 000 € de net en plus, placés chaque année à 5 % pendant trente ans, font environ 530 000 €. En face, se verser 4 000 € de pension en plus pendant vingt ans, au même rendement, demanderait environ 50 000 € le jour du départ. Le capital l'emporte largement, à une condition : l'avoir vraiment mis de côté, chaque année, sans exception.

C'est une lecture volontairement simple, en euros d'aujourd'hui, à budget et barèmes figés. Elle ne remplace pas une étude : elle dit dans quel sens regarder.

Les limites

Ce que le chiffre
ne dit pas.

Le simulateur compare deux statuts sur un seul plan, le net et la retraite. Quatre choses restent en dehors du cadre.

La pension est versée à vie, le capital peut s'épuiser

Une pension augmente chaque année avec les prix, et elle peut être reversée à votre conjoint après votre décès, même si vous vivez très vieux. Un capital, lui, se consomme, et il peut manquer si la retraite dure plus longtemps que prévu. En contrepartie, il reste disponible à tout moment et se transmet.

Le simulateur chiffre six dosages, il n'en recommande aucun

Du tout en rémunération au tout en dividendes, chaque cran du simulateur est un calcul, pas un conseil. Le bon dosage dépend de vos droits déjà acquis, de votre prévoyance, de votre horizon et de votre capacité à placer l'écart : un dirigeant de 55 ans à carrière complète et un créateur de 32 ans n'ont pas le même arbitrage.

Le capital de la société est une hypothèse

Pour le gérant majoritaire, la part de dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et du compte courant supporte ses cotisations. Le simulateur retient un capital de 10 000 €, sans compte courant : à 100 000 € de budget dont la moitié en dividendes, un capital de 200 000 € améliorerait le net du gérant d'environ 1 900 €. En rémunération pure, il ne change rien, et en SAS jamais.

Le rendement est une hypothèse

Entre 3 % et 7 % par an, le capital constitué sur trente ans fait à peu près le double. Aucun rendement n'est garanti et tout placement comporte un risque de perte en capital. La réponse dépend donc autant de la discipline de placement que du statut.

Et après

Le statut n'est
que le premier levier.

Une fois le statut choisi, d'autres leviers jouent sur votre net. La part de rémunération et de dividendes. Un plan d'épargne retraite, que la société déduit de son résultat. Une prévoyance au bon niveau. Une holding, quand les flux le justifient. La page consacrée à l'ingénierie professionnelle les passe en revue, et les missions pour dirigeants disent ce que je fais concrètement, en combien de temps, et selon quel barème.

Sur le prix : si la mission se termine par un placement avec le cabinet, vous ne payez aucun honoraire. Le cabinet est alors payé par les frais du contrat, que vous connaissez avant de signer. Sinon, un barème public s'applique. Jamais les deux pour la même prestation.

Questions fréquentes

Les réponses,
en clair.

SAS ou SARL : lequel laisse le plus de net ?

La SARL, à tous les niveaux du simulateur, si tout passe en rémunération. Les cotisations du gérant de SARL sont plus légères que celles du président de SAS. En SAS, elles prennent environ 43 % de l'argent sorti, soit près de 75 % du salaire net versé. En SARL, entre 23 et 32 %, soit 31 à 48 % de la rémunération nette. Sur 100 000 €, cela fait 8 717 € de net en plus par an pour un célibataire. Mais le classement se retourne dès que les dividendes prennent le dessus : à 20 % de rémunération et 80 % de dividendes, c'est la SAS qui laisse 5 802 € de plus.

Lequel prépare le mieux la retraite ?

Cela dépend du budget. Au-delà de 75 000 € environ, la SAS acquiert plus de pension par année de cotisation, grâce à l'Agirc-Arrco, la retraite complémentaire des salariés, plus généreuse au-dessus du plafond de la Sécurité sociale, soit 48 060 € de revenu en 2026. En dessous, le gérant de SARL acquiert autant, parfois un peu plus, parce que sa rémunération n'est pas amputée de charges patronales. Le simulateur le montre budget par budget.

D'où viennent les chiffres ?

Du moteur de calcul du cabinet, contrôlé contre les simulateurs mon-entreprise de l'Urssaf, l'organisme qui collecte les cotisations, avec les barèmes 2026. La page embarque, pour chaque budget et chacun des six dosages entre rémunération et dividendes, les charges, les impôts, les dividendes nets et la pension acquise, tels que le moteur les calcule. Rien n'est recalculé dans le navigateur : les chiffres sont lus dans cette grille, au pas de 2 000 € de budget. Seules les projections dans le temps sont calculées à la volée, avec les formules décrites sous le simulateur. Pour vérifier, les simulateurs de l'Urssaf sont publics : celui de la SASU et celui de l'EURL. Celui de la SASU ajoute par défaut une prévoyance cadre, environ 1 200 € par an à 100 000 € de budget : c'est l'écart que vous verrez entre les deux.

Et les dividendes ?

Ils sont dans le simulateur : le champ « part versée en rémunération » descend par paliers de 20 %, de 100 % jusqu'à 0 %, tout en dividendes, le reste étant distribué après impôt sur les sociétés. En SAS, les dividendes échappent aux cotisations mais n'ouvrent aucun droit à la retraite ; en SARL, la part qui dépasse 10 % du capital social, des primes d'émission et du compte courant supporte les cotisations du gérant, et ouvre donc des droits. Le simulateur montre ce que le dosage rapporte et ce qu'il coûte : à 100 000 € de budget en SAS, passer de 100 % à 20 % de rémunération ajoute environ 7 400 € de net par an et divise par plus de quatre la pension acquise dans l'année ; à 0 %, la pension acquise est nulle. C'est tout l'arbitrage, et il se refait chaque année.

Peut-on changer de statut ?

Oui, par une transformation de la société. Elle coûte de l'argent : de nouveaux statuts à rédiger, des formalités et, sans commissaire aux comptes, le rapport d'un commissaire à la transformation. Elle change aussi votre protection sociale et vos contrats en cours. Les bénéfices gardés dans la société ne sont imposés que si elle change de régime fiscal, par exemple d'une EURL à l'impôt sur le revenu vers une société à l'impôt sur les sociétés. Elle se prépare avec l'expert-comptable et, selon les cas, un avocat. Le simulateur donne l'ordre de grandeur de l'enjeu ; il ne dit pas si la transformation vaut son coût dans votre cas.

Et si je reste en entreprise individuelle, sans créer de société ?

Socialement, l'entrepreneur individuel est un travailleur non salarié, comme le gérant majoritaire : mêmes cotisations, même assiette, même pension. Il est déjà sur la page : la colonne SARL à 100 % de rémunération. La différence est dans l'impôt. Sans société, tout le bénéfice est imposé comme votre revenu personnel, sans l'abattement de 10 % dont profite un gérant. Il n'y a ni dividendes ni argent gardé dans une société. À 100 000 € de bénéfice, l'entreprise individuelle laisse environ 54 700 € nets contre 56 800 € en SARL tout en rémunération ; l'écart va de 1 100 € à 50 000 € à 6 000 € à 200 000 €. Rester sans société coûte peu si tout est consommé. La société se justifie par ce qui n'en sort pas, trésorerie, dividendes, titres à transmettre : voir l'article sur la rémunération du dirigeant. La micro-entreprise est hors du champ.

Quels taux de cotisations le simulateur applique-t-il au gérant de SARL ?

Ceux de la Sécurité sociale des indépendants, qui couvre les artisans, les commerçants et les professions libérales non réglementées. Certaines professions ont leur propre caisse de retraite, avec leurs propres règles.
Médecins : la CARMF.
Infirmiers, kinés, orthophonistes, podologues : la CARPIMKO.
Dentistes et sages-femmes : la CARCDSF.
Pharmaciens : la CAVP.
Vétérinaires : la CARPV.
Avocats : la CNBF.
Experts-comptables : la CAVEC.
Notaires : la CPRN.
Architectes, ingénieurs-conseils, psychologues, ostéopathes : la CIPAV.
Cela vaut aussi en société d'exercice libéral à gérance majoritaire. Pour ces professions, le net de la colonne SARL donne un ordre de grandeur, mais la pension acquise suit les règles de la caisse et se lit sur son relevé. La comparaison avec la SAS garde son principe, pas ses chiffres de retraite.

Pourquoi un accident du travail à 2,08 % en SAS ?

Parce que ce taux n'est pas le même pour toutes les sociétés. La cotisation accidents du travail et maladies professionnelles est fixée chaque année par la Carsat, la caisse régionale de l'Assurance retraite, selon l'activité, la taille et les sinistres de l'entreprise. En dessous de 20 salariés, c'est le taux collectif du code risque de votre activité : autour de 1 % pour le conseil, plusieurs pour cent dans le bâtiment ; les salariés administratifs non exposés au risque peuvent relever d'un taux « fonctions support » de 0,64 %. Le simulateur retient le taux net moyen national 2026, 2,08 %, comme le simulateur mon-entreprise de l'Urssaf. Elle ne concerne que le président de SAS : le gérant majoritaire n'est pas couvert contre l'accident du travail et ne la paie pas. Son poids reste modeste : à 100 000 € de budget, passer de 2,08 % à 1 % rend environ 330 € de net par an. Votre taux exact est dans le courrier que la Carsat vous envoie chaque année, visible sur le site net-entreprises.fr.

Faut-il forcément tout se verser ?

Non. Le simulateur fait sortir tout le budget parce que c'est ce qu'il compare. Il existe une troisième voie, décrite sous le simulateur. Vous vous versez une rémunération qui paie votre vie et vos droits, autour de 65 000 € de budget pour un gérant. Le reste, vous le laissez dans la société, qui paie son impôt puis le place. C'est une retraite que vous vous construisez vous-même. Elle ne donne aucun droit, mais l'argent reste disponible. Il faut une prévoyance à côté.

Que vaut une pension « acquise » dans ce simulateur ?

C'est la retraite que vous gagnez avec une seule année de cotisation, aux règles de 2026. Pour la retraite de base : la moitié de votre revenu, dans la limite d'un plafond, divisée par les 43 ans d'une carrière complète exigés des personnes nées à partir de 1966. Pour la complémentaire : des points achetés avec vos cotisations, et chaque point vaut un montant fixé chaque année. Multiplié par le nombre d'années jusqu'au départ, ce droit donne la pension que cette activité, à ce niveau, préparerait. Les réformes à venir, les trimestres manquants et les autres carrières ne sont pas comptés.

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